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TEMPLIERS Les Banquiers du Christ© Par Laurence Frédérique Surjus de Pomarède

Mis à jour : 6 déc. 2019


Grâce à leur investissement dans la cause de défense de la chrétienté, à l’héroïsme et au courage démontré lors des nombreuses batailles gagnées contre l’Islam, mais aussi à l’absolue correction de leur conduite, les édifices qui abritaient les moines étaient devenus des citadelles extrêmement sécurisées.



La pureté et l’épée conjuguées, étaient d’appréciables garanties données aux riches propriétaires de doublons, qu’ils accueillaient en dépôt.


A une époque faite d’incertitudes extrêmes, de pillages, d’incendies, constamment motivés par des guerres féodales intermittentes, quelconque recoin protégé par la croix de l’Ordre apparaissait comme une Oasis.


Un coffre fort inviolable protégé par Dieu.


 


La confiance inspirée était telle, qu’il ne fallut que peu de temps à ce que leurs quartiers se transforment en établissements bancaires, bien qu’informels, faisant des templiers, entre le XIIème et XIIIème siècle, les principaux fournisseurs de crédits à qui s’adressaient les plus grands de l’époque (en Espagne même les chefs Maures obtenaient des emprunts auprès d’eux).




Ce n’est point une exagération que d’affirmer que l’Ordre des Templiers est devenue, bien avant Médicis et Fugger, la première banque européenne. C’est ainsi que naquit la légende de la fortune la plus fabuleuse, jamais prouvée, du Trésor des Templiers.




Augmentant et solidifiant, l’étrangeté et le mystère qui les entouraient, vus par les gens comme un épais voile de secrets qui paraissait couvrir tout ce qui avait respect au Temple et à ses serviteurs.


De fait, les cérémonies d’admission et d’initiation des moines recelaient des pratiques ésotériques secrètes incompréhensibles en une institution militaire fondée en territoire ennemi, comme le furent les premières années des Templiers à l’époque du Royaume Latin de Jérusalem.


Rien ne se savait, ne s’entendait ne transpirait de ce qui se passait intra muros, puis les chevaliers étaient liés au vœu du secret.




Toutefois, la continuité des rites secrets pratiqués au sein des royaumes chrétiens, à fait croître la méfiance générale envers les moines soldats.


Ce qui eu pour effet de rendre encore plus plausible les incroyables allégations qui leur furent faites par les sbires du Philippe IV.




Le déclin de l’impulsion croisée




La déroute des chrétiens face au Sultan Saladin lors de la bataille de Hattin en 1187 (deux cent templiers furent exécutés), la perte définitive de Jérusalem en 1244, avec pour conséquence l’expulsion des occidentaux de Palestine moins de cinquante ans après, a sapé le moral des croisés.


Moral qui avait été fortement malmené quand la quatrième croisade en 1204, s’écartant totalement de ses objectifs, finit par attaquer et piller Constantinople, la capitale de la chrétienté orientale.




Les Croisés infligent à Constantinople un horrible et sauvage pillage pendant trois jours, pendant lesquels de nombreuses œuvres grecques et romaines anciennes et médiévales sont détruites ou volées.


La magnifique bibliothèque de Constantinople est détruite. En dépit de leur serment et la menace d'excommunication, les Croisés ont impitoyablement et systématiquement violés les sanctuaires sacrés de la ville sainte, détruisant, salissant, ou volant tout ce qui pouvait l'être, rien n'a été épargné.


Il a été dit que le montant total pillé à Constantinople était d'à peu près 900 000 marks d'argent. Les Vénitiens ont reçu 150 000 marks qui leur étaient dus, alors que les Croisés ont reçu 50 000 marks d'argent. 100 000 autres marks d'argent ont été répartis entre les Croisés et les Vénitiens. Le reste des 500 000 marks d'argent a été secrètement gardé par de nombreux chevaliers. Les résidents latins de Constantinople quant à eux, ont pris leur revanche sur le massacre des Latins de 1182


( Encyclopédie en Ligne)



Ce qui avait commencé en 1095 comme un fort et sincère appel à la foi, la reprise des Lieux Saints des mains des Infidèles, un peu moins de deux siècles plus tard fut détruit en une ambiance militaire de traîtrise et de vilenie commis par les chevaliers occidentaux contre les propres chrétiens. *


(*) L’attaque par les Latins de la grande citée Greco-Chrétienne-Orthodoxe cèlerait à jamais le schisme de la chrétienté, puisque jamais les Eglises de Rome et de Grèce ne firent la paix.




La propre transformation de l’Ordre de moines guerriers en banque de crédits fut significative du désenchantement de la Noblesse et du Peuple à suivre l’étendard de la croix contre le Croissant.


De cette manière, la tête couronnée de Philippe le Bel, monarque toujours en manque de ressources, se mit à penser à l’utilité du Trésor des Templiers.


S’il ne servait plus à financer les expéditions chrétiennes en territoire musulman à qui pourrait il profiter ?


De plus cette constellation de châteaux, forteresses et couvents dans les mains des guerriers du Christ, formaient un empire hors de vue et de contrôle du souverain : l’Ordre des Templiers se positionnait comme un état au sein d’un état.




Tombe le moine, tombe la tour




Sans aucune considération morale, digne des félicitations de Machiavel, Philippe le Bel, agit comme un habile joueur d’échecs.


Pour conquérir la « Tour » du Temple il appliqua une tactique d’action indirecte : tout d’abord il renversa le « Moine » qui alimentait à distance, en l’occurrence le Pape lui-même.


En recourant toujours au fidèle De Nogaret, Philippe IV profitant de la confusion qui s’abattait sur Rome, accusa Boniface VIII d’hérétique, et lui arracha le pouvoir, le bannissant de la cité.


Ensuite en juin 1305 il fomenta l’investiture d’un de ses sujets Bertrand de Goth, l’archevêque de Bordeaux pour être nommé comme Célestin V.




Hors si l'immunité des Chevaliers de la Croix Rouge découlait de la spéciale protection de la papauté, comptant sur un pontife docile à ses desseins, le monarque français après leur avoir envahi et occupé les habitations, ne tarda pas à obtenir le consentement à la suppression définitive de l'ordre par le biais d'un consensus privé décidé à Vienne le 22 novembre 1312


cette mesure resta circonscrite au Royaume Français, puisque le temple continua ses activités en Angleterre, en Espagne et au Portugal.




Philippe le Bel, toujours fourbe, recouru à un autre stratagème.




Afin de ne pas s'emparer ouvertement des biens de ceux qu'il flagella, il autorisa qu'une partie de leur patrimoine fut transférée à l'Ordre de Saint Jean, mais il est évident qu'il s'est approprié la part du lion.


La seule consolation qui resta aux templiers survivants à l'hécatombe, dans un processus qui traîna encore durant treize années, fut d'être vivants pour assister à la malédiction qui s'abattit sur Philippe le Bel, Nogaret et Celestin V, les trois rendirent l'âme avant la fin de cette maudite année de 1314.




Toutefois, d'autres établissements de l'ordre, au Portugal, en Castille et Aragon, où s'étendait le grand front de la guerre de la chrétienté contre l'Islam, continuèrent engagés durant les siècles suivants, dans le but de lutter contre les Maures.




La fin des Templiers en France et le mystère qui planait sur l'Ordre a provoqué depuis nombreuses fantaisies, donnant lieu à une prodigieuse bibliographie qui ne cessa jamais de croître.


Passionnés d'ésotérisme et d'occulte, admirateurs de sectes secrètes, sympathisants de théories conspiratrices, chasseurs de trésors perdus ou simples curieux, tous s'associèrent pour imaginer ou créer des forums de vérités sur les plus incroyables et diverses histoires racontées ou inventées.




Quant au destin de la monarchie Française, il est pertinent d'observer qu'en 1307 les Chevaliers de l'Ordre se sont vus attaqués dans le Temple de Paris par les émissaires armés du Roi ce même édifice, servit quelques siècles plus tard de prison au Roi Louis XVI lors de la révolution française de 1789 : Le Temple.


De là retiré des cellules de la Tour Carrée après avoir été condamné et destitué de ses titres, il fut conduit à la guillotine en 1793, on peut faire le saugrenu rapprochement du disparu Ordre des Templiers avec la chute de la Monarchie française.


D'une certaine manière, Robespierre, l'incorruptible grand-maître de la révolution a vengé De Monay.

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