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LES TEMPLIERS, LA MILICE DU CHRIST © Par Laurence Frédérique Surjus de Pomarède

Mis à jour : 6 déc. 2019


« Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » ce fut la première dénomination des Templiers.




Ordre militaire fondé en 1118, à Jérusalem, pour protéger les pèlerins et les lieux sacrés en Terre Sainte.




Les braves guerriers siégeaient au sein même du cœur ennemi islamique, leur quartier général, cédé par le Roi Baudouin II se situait dans un bâtiment proche de la mosquée de Al-aqsa, ils occupaient ce qui restait du Temple de Salomon.


Composée d'une synthèse entre la foi sincère des moines et la bravoure des soldats d'élite, cet ordre fut la plus puissante et vaillante organisation militaire de l'époque des Croisés : « la troupe d'élite de Dieu »




Prestige qui leur fut rendu, après s'être déplacé en Europe, en 1921, ils furent les fidèles dépositaires des biens des riches chrétiens.


C'est justement pour cette raison, et par la jalousie qu'ils ont suscité qu'ils périrent par la main du roi de France à partir de l'an 1307.




Le désastre des Templiers


 


« Nekan, Adonai !... Chol Begoal (ancien hébreu signifiant “Vengeance Seigneur ! Abomination sur tous !” !...

Pape Clément V...Chevallier Guillaume de Nogaret...Roi Philippe IV :


Je vous intime de comparaître devant le tribunal de Dieu avant une année pour recevoir votre juste châtiment.


Maudits ! Maudits ! Tous maudits soyez vous jusqu'à la treizième génération » (Ceci n'est qu'une légende qui veut que les trois hommes moururent dans l'année)




Tels furent les derniers mots prononcés sur le bûcher, par Jacques de Molay, vingt deuxième Grand Maître de l'Ordre des Templiers, hurlant contre le Pape, le Garde des sceaux Royal, et le Souverain de France lui-même, le 18 Mars 1314, sur l'île de la cité de la Seine au pied de Notre Dame.




Il avait toutes les raisons de lancer l'anathème contre les trois.




Sept ans auparavant, un sordide pacte entre le Roi Philippe IV le bel, et le Pape Clément V, et le fidèle Nogaret comme exécutant, devait sceller son destin.




Jusqu'alors l'ordre des moines guerriers, de manteau blanc et croix rouge, était un colosse militaire et financier.




Dans la nuit du douze au treize octobre 1307, leurs installations disséminées aux quatre coins du royaume furent investies par les officiels de Philippe IV, inclus leurs édifices dénommés Ville Neuve du Temple dans Paris.


Les chevaliers furent emprisonnés, leurs derniers dirigeants, furent dépouillés de tous leurs biens et traînés dans les tribunaux royaux, dénoncés par Nogaret, le juriste royal.


Ils furent accusés d'hérésie, de blasphème, sodomie, idolâtrie, sacrilège...


Lors des interrogatoires dans lesquels les procédés inquisitoires on été appliqués avec le summum de la cruauté possible, ils furent accusés d'être des adorateurs païens du diabolique Baphomet, de cracher sur la Croix, de nier les sacrements, et de s'adonner à des pratiques sexuelles licencieuses entres eux.




Les tortures furent telles, plaies ouvertes, écartèlement, brûlures lacérations... qu'ils finirent par confesser ce que leurs bourreaux voulaient entendre.




Philippe le bel, attisé par les intrigues d'un traître ex Chevalier, Esquieu de Floyran, le Judas des Templiers, ne se contentera pas de démanteler les installations et de leurs confisquer les biens, il voulu aussi les déshonorer.




Philippe IV commença par lancer une campagne de calomnie contre les Templiers, accusant ces derniers d'être des sodomites, ainsi que de participer à des rituels sataniques


(Sachant que :


En 1120, le Concile de Naplouse institue la peine de mort sur le bûcher pour les sodomites. Le même concile par lequel avait été entériné l'Ordre, ironie du sort ?


En 1215, le IVe concile du Latran impose aux seigneurs de poursuivre les sodomites sur leurs terres, sous peine d'excommunication.


En 1259, Bologne punit les sodomites du bûcher ou de l'exil définitif.  ).




La cour et le peuple n'aimant guère les Templiers, Philippe IV ne tarda pas à les faire arrêter en grand nombre, dans le courant de l'année 1307.


Cinquante quatre Templiers périrent par le feu.




La réalité était donc toute autre et connue, paraît-il, depuis plusieurs années. Il y a quelques années, Barbara Frale, attachée aux Archives secrètes, a exhumé l'original des interrogatoires conduits en 1308, à Chinon, par trois cardinaux envoyés par le pape.


On apprend que les Templiers emprisonnés leur avouèrent avoir « craché à côté » du crucifix et avoir renié le Christ verbalement « mais pas de coeur ».


Repentis, ils furent absous et auraient dû être libérés ! Mais les temps étaient mauvais pour la papauté et il fallut accepter la vérité du roi...


 En 1314, les trois cardinaux, après avoir entendu à nouveau les accusés, les condamnèrent à la prison à vie. Ces derniers se rebiffèrent et, considérés comme relaps, furent conduits au bûcher. Les historiens le savaient, mais pas le grand public. On s'étonne tout de même d'un tel silence sur un sujet justement qui passionne le grand public, cela ne leur ressemble pas, cela sera donc considéré comme suspect.




Le déclin des Croisés.




Peu avant cette trahison, l'Ordre des Templiers, était la plus prestigieuse des trois milices du Christ, formées à Jérusalem lorsqu'elle était sous le contrôle des princes chrétiens.


Depuis leur expulsion de la Terre Sainte, après la défaite de Saint Jean d'acre face aux musulmans en 1291, les Chevaliers Hospitaliers se sont confinés sur l'île de Chypre, puis sur celle de Malte, alors que les Chevaliers Teutons, de retour en Allemagne, se mobilisèrent dans la conquête des terres des polonais païens.


Les Templiers, toutefois ont été géographiquement plus favorisés, puisqu'ils ont trouvé hébergement à Paris presque au cœur de l'Europe d'alors.




Leurs bases plus nombreuses en France (sept cent quatre couvents et prieurés) s'étendaient à l'Angleterre, l'Allemagne, l'Italie l'Espagne et le Portugal.


Ils ne devaient obédience qu'au Pape, toujours absent ou distant, ils bénéficiaient de la plus complète autonomie en relation aux royaumes, qui les accueillaient.


Un moine Templier n'obéit qu'à son supérieur hiérarchique le Grand Maître ou le Dom prieuré.

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