• Orykane ®

LES ORIXAS © Par Laurence Frédérique Surjus de Pomarède

Mis à jour : 6 déc. 2019





Tous les êtres humains naissent de la nature, en un lieu déterminé, un jour et à une heure précis sous le commandement d'un Orixà. Ainsi ils recevront l'influence et auront toute leur vie les vibrations de ce Père différent auquel ils sont rattachés, d'origine naturelle, qui régente leur destin.





Chaque Orixà contrôle et se confond avec un élément de la nature de la planète ou de la propre personnalité humaine, en ses besoins de construire sa vie et de survivre.

Les Orixàs sont des divinités intermédiaires entre le créateur et le monde terrestre. Des esprits de haute vibration qui n'ont jamais eu de vie matérielle. Leur fonction est d'administrer les secteurs de la création. Ces divinités peuvent communiquer avec les hommes au travers de complexes rituels, et de ce fait ils interviennent dans les destins. Une des caractéristiques marquantes chez les Orixàs, réside dans le fait que parfois ils peuvent être capricieux, jaloux, ils aiment, détestent, aident, assistent, mais aussi ils punissent, soignent, jugent car ils possèdent un sens aigu de la justice, et ne pardonnent pas les injustices.

Ils ont leurs couleurs, leurs danses typiques, leurs aliments propres, leurs lieux appropriés suivant une affinité logique et harmonieuse. Ce sont aux Orixàs Nature, leurs manifestations, leur force, et leurs éléments (eau, terre, air, feu, éther, etc...) que le sang provenant de sacrifices est répandu.

Le terme Orixà, vient de :

  • Ori La tête

  • Xà la force.

Ainsi nous pouvons comprendre, l'attention portée au culte des Orixàs avec la précaution que chacun doit avoir pour sa propre tête, qui est notre guide pour les erreurs et les justesses, notre tête est notre guide, ou notre sentence.

On peut pousser au delà, sur le plan de la création, l'homme est le microcosme du macrocosme universel, dans l'homme la tête est le microcosme de son macrocosme. L'Orixà ou la force qui mène la tête, s'occupe de faire comprendre à l'homme, que malgré les nombreuses fois où celui-ci a cherché des solutions, à l'extérieur, à ses affects et problèmes, il doit quand même, se tourner vers son propre intérieur pour, là, trouver les réponses et solutions à ses angoisses.

Les Orixàs sont nombreux je vais ici citer les principaux et les saints auxquels ils sont associés ainsi que les plats qui leurs sont servis en offrandes et les animaux qui leurs sont sacrifiés :

  • NANÃ : Sainte Anne fêtée le 26 Juillet est une divinité africaine, mère de Obaluayê, elle est la plus ancienne des écumes de l'eau, ressortant des lacs et marais. On la nomme d'infirmière car elle prépare le passage à la vie spirituelle, pour cette raison elle habite les cimetières. Ses couleurs sont le noir et grenat, son jour le lundi, son métal le nickel, son essence le citron, sa pierre l'améthyste, le terme Nanã signifie « mère » on lui sacrifie des chèvres blanches, poules blanches, ou des « Coquém : poules d'Angola ».

  • IANSÃ : Sainte Barbe fêtée el 04 décembre, est l'Orixà des vents et des tempêtes, épouse de Xangô et protectrice des vierges, elle est la mère des neuf et gère le « Egungum (royaume des morts) » elle est la seule à pouvoir aller et venir dans ce royaume. Dame du cuivre et du benjoin, du quartz rose et des mercredi. Elle vit dans le temps et les forêts de bambou. Ses couleurs sont le corail et le blanc, ses repas le « feijão : haricot noir bien cuit, et la farine de riz dans le « dendê : huile de palme » et le « acarajé : plat à base de crevettes séchées et lait de coco servant de farce dans un beignet de pâte de haricots frits dans l'huile de palme ». On lui sacrifie des chèvres rousses et des poules rousses.

  • OXUMARE : Saint Barthélemy, fêté le 08 décembre, Orixà masculin représentant l'arc en ciel il est le saint des samedi, vit sous les cascades et dans les eaux, principalement après les pluies il utilise les couleurs de l'arc en ciel. Les animaux qui lui sont sacrifiés sont les chèvres jaunes et blanches ainsi que des poules de la même couleur.

  • OXUM : Notre Dame de la Conception fêté le 08 décembre, il est naît de l'amour et de l'argent, de l'angélique et du saphir. Il vit sous les cascades et l'eau douce. Ses couleurs sont le blanc, le bleu, et le jaune sa vibration orientale, ses repas soupe de haricot, crème de riz, œufs. Animaux sacrifiés chèvres et poules jaunes.

  • OXALÀ : Jésus fêté le 25 décembre, il est aussi Notre Seigneur du Bomfin, Saint protecteur de Salvador da Bahia. Il est masculin, fils direct d'Olorum « créateur » il est responsable de la création par la fécondation, considéré comme le père de tous les Orixàs à l'exception de Yemanjà. Sa couleur est le blanc et le doré, son jour le vendredi, il agit sur le vent le ciel, la procréation et la fécondité. Son métal est l'or, on lui offre en haut des buttes des herbes et fleurs, tournesol, feuilles de palmier, de œillets, du jasmin etc ... les animaux qui lui sont sacrifiés sont l'agneau, le veau, le chevreau et le coq blancs.

  • OGUM : Saint Jorge fêté le 23 avril, très connu, révérenciel, respecté. Il est l'Orixà guerrier vainqueur des demandes, il est la divinité du fer. Il a une épée, forge afin de créer des outils utiles au travail de la terre, mais aussi à la défense personnelle, tels les couteaux et épées. Il a un comportement irascible, instable, il aime et a besoin de sa liberté, il représente la protection tranchant et coupant de son glaive toute mauvaise influence, en écartant de nous les persécuteurs et ennemis, matériels ou spirituels. Sa couleur est le rouge, le blanc et l'argent, son jour le mardi, il vit aux croisements de chemins, et sur les chemins de fer. On lui offre des Roses rouges, des crêtes de coq etc... on lui sacrifie des bœufs roux, chevreaux roux, des poulets roux.

  • OXOSSI : Saint Sébastien, Orixà de la chasse et de l'équilibre écologique, de l'harmonie entre l'homme et le milieu dans lequel il vit. Défenseur de la nature il veille à ce que les animaux tués ne le soient que pour se nourrir. C'est un guerrier solitaire, il lutte pour la survie de sa tribu. Cet Orixà est vénéré pour sa détermination forte et inébranlable à quelconque combat ou demande. Ses couleurs sont le bleu turquoise, le vert, le rouge ou le blanc. Son jour le jeudi, on lui fait des offrandes dans la forêt, de cresson, groseilles, maïs vert, miel, fruits, vin. Les animaux sacrifiés sont le chevreau roux, le cop roux.

  • XANGÔ : Saint Jérôme fêté le 30 septembre, Orixà masculin, fils de Yemanjà, il est la divinité de l'ordre et de la justice, de la foudre et du tonnerre. Il est très instruit, sensé, équilibré, décidé, déterminé, et juste. Au plan matériel il se manifeste sous forme de cordillères, massifs, rocheuses. Il est le détenteur du « Livre des Écritures Sacrées, des Sept Cles de la Connaissance ». Il est neutre et impartial, il à une fermeté de roc, exige de la droiture et honnêteté. Ses couleurs sont le rouge, le blanc et le marron. Il vit dans les carrières, et les forêts. Son métal est l'étain, les plantes, le géranium, l'œillet d'inde. On lui sacrifie des bœufs roux, des grosses tortues de terre, et des coqs roux.

  • OBÀ : Jeanne d'Arc

  • OBALUAYE : Saint Roque

  • IEMANJÀ : Notre Dame de la Gloire fêtée le 02 février, c'est une des plus puissantes Orixàs, représente l'entité des eaux, les sirènes (symbolique pour représenter la ligne vibratoire de l'entité), les marins. Elle est la purification et la propreté de l'âme, respectée et aimée elle est vénérée sous d'autres noms tels que Vierge, mère des eaux, reine de l'océan... Elle veille sur les mères enceintes, sur la fertilité et tout ce qui se rapporte au labeur sacré de la maternité. Elle est protectrice de tous ce qui affrontent la mer pour nourrir leur famille. Ses couleurs sont le blanc, le cristal, le bleu ciel, le rose et l'argenté. Elle vit dans la mer et les eaux salées. Son métal est l'argent. On lui offre sur des embarcations jetées à la mer, des roses, du musc, du jasmin, du myosotis etc... toute fois ces offrandes peuvent se faire sur un fleuve ou ruisseau pour ceux qui vivent loin du littoral.

  • OMULU : Saint Lazare fêté le 16 août, un des plus anciens Orixàs, connu aussi comme médecin des pauvres de la peste, de la lèpre et de la variole. Fils de Oxalà et Nanã il est le seigneur des esprits incarnés et désincarnés, il possède le titre de Roi des cimetières. Il peut soigner ou provoquer les maladies, c'est un Orixà sombre, parfois macabre. Ses couleurs sont le blanc, le noir et le rouge il vit dans les cavernes, lieux occultes et les cimetières. On lui offre des œillets rouges, des orchidées noires etc ... On lui sacrifie des chevreaux blancs ou noirs, des coqs d'Angola et des poulets noirs.

  • EXU : Saint Antoine fêté le 13 juin, (Il ne doit être confondu avec l'entité Exu de la tradition Umbanda.) Le Lundi est le jour de la semaine consacré à Exu. Il est le gardien ou soldat des médiums il défend et défait le mal, il rétablit l'équilibre de la nature (positif/négatif). Il est une phalange qui pénètre la nature. Ses couleurs sont le rouge et noir ou noir et jaune, son symbole est le « ogo » (matraque avec têtes représentant le phallus) on rencontre aux croisements des chemins de terre et dans les cimetières. On lui offre des fleurs de toutes variétés mais ses préférées sont les roses rouge sang. Son plat préféré est la « farofa de cebolha » farine de manioc sautée dans le dendê avec de l'oignon. Les animaux qui lui sont sacrifiés sont le bœuf noir, le cochon noir, et le coq noir.

  • IBEJI : ce sont des Divinités Gémellaires, de personnification infantile, on peut aussi les nommer : « Divinités infantiles » ou « Orixàs enfants ». Ibêji ou esprits de la nature, sont des enfants jumeaux, cela est dû à l'absence d'habitudes inférieures, du fait qu'ils n'ont aucune relation avec les destins prédestinés du monde, ils sont loin des basses passions et sont de véritables sources de pureté. Extrêmement communicatifs, ils n'ont aucun préjugé, offrent la même attention sans différences à toute personne qui les invoque.

Ces Orixàs Purs sont associés à la germination, à l'état fœtal, des choses et des êtres. Dans les cultes les Ibêji n'incorporent pas les médiums mais plutôt les esprits désincarnés purs, ou les amis de vérités innocentes, ainsi que les esprits d'enfants dont l'existence dans le monde du dehors fut minime. Mais aussi les esprits d'enfants « couardement avortés par les volontés impies de leurs génitrices », puisque disent-ils « ces créatures ne méritent pas le titre de mère sacrée ». L'aide des Ibêji, est puissante, cependant pour l'obtenir il faut avoir conservé un peu d'innocence, de pureté, de naïveté, et de vérité.

On les invoque souvent pour ce qui touche à l'amour ou pour retrouver des objets perdus, pour protéger les enfants des dangers matériels, pour les réconciliations de tout genre ils sont les protégés de Ogum. Leur couleur est le bleu, rose, vert, rouge. Ils n'ont pas d'instruments propres mais n'importe quel jouet leur plait. Le jour, le Dimanche, on les invoque par un « Beje erò ». Leur domaine est tout ce qui naît, leur astre, le soleil, l'or comme métal, ils aiment les fleurs les plus variées, les fruits bien mûrs, et les couleurs vives. On dépose les offrandes dans les champs bien fleuris, loin des croisements de chemins, ou dans des parcs ou lieux fréquentés par des enfants.


LE PRETO VELHO

PRETO VELHO : fêté le 13 mai, se sont des entités reconnues dans la Umbanda comme détenteurs des couronnes (lumière, élévation spirituelle) elles sont appelées Preto Velho connaisseuses de tous les « Mirongas (secrets) » de la Umbanda. Cette phalange dénommée Yorima, représente la vieillesse.

Pas au sens matériel mais comme archétype entrant dans le contexte de maturité, existence et orientation spirituelle. Il leur incombe de veiller sur le « terreiro ou barracão » comme mentors spirituels.

Ce sont des entités de grande vibration et elles appartiennent à la phalange des Âmes, dirigée et orientée par Omulu, leurs demeures sont les cimetières et les ambiances forestières.

Les Pretos Velhos sont des esprits de lumière, de vieux esclaves, qui ont atteint la lumière après les souffrances endurées dans leur vie matérielle. Ils sont les gardiens des connaissances les plus profondes du Culte aux Orixàs, ils incorporent dans la Umbanda apportant aux « fils de saints » la foi des paroles sages, de conseils, de réconfort et avec leurs prières et invocations ils provoquent de véritables miracles. Ils se matérialisent sous forme de sentiments tels que l'amour inconditionnel, la fraternité, la compassion, l'humilité, la patience, la compréhension et la tendresse, ils sont féminins et masculins. Leur jour est le Lundi, leur couleur, le blanc et le noir leur incantation : « adorez les âmes », leur symboles une croix de bois. Ils habitent dans les champs vierges, les portes et les marches des églises, dans les chapelles. On leur fait offrande de café sans sucre, de vin rouge, de bagasse de canne à sucre, et de quelques fruits

CULTE AUX ORIXÀS

Les Orixàs incorporent les médiums appelés Iaòs sous la condition vibratoire. On appelle cette transe, devenir pour le « Saint » la première fois que cela se produit avec un individu on appelle cela « Bolar pro Santo, (Rouler pour le Saint) » L'incorporation de différentS esprits, étant vibratoire, le médium ne transmet pas de messages oraux comme on peut le voir avec incorporation des esprits désincarnés (appelés dans le Candomblé « Eguns ») ni avec les ensorcelés »

Les premiers noirs venus comme esclaves au brésil provenaient d'Afrique particulièrement d'Angola et du Congo. Ils étaient descendants de la race Bantou. Ces derniers avaient pratiquement perdu leurs habitudes, langues et cultes religieux, quand au 18ème siècle avec la découverte de l'or dans le Minas Gerais (région du brésil) ont été ramenés les noirs de la Côte d'Ivoire du Gana du Togo et du Nigeria. Ces « Noirs de la Côte » arrivés dans la ville de Salvador, alors capitale du brésil et proche de la cote minière appartenaient, à différentes tribus ou nations de culture avancée comme les minas Jejes, Axantis, Julas etc qui étaient musulmans. Et les Iorubas aussi appelés Nâgos c'est principalement des cultes Iorubas qu'est naît le Candomblé, ou culte aux Orixàs.

Les différents cultes se sont mélangés et ont intégré des histoires attributs ou légendes liées aux Orixàs.

On retrouve un syncrétisme avec la religion catholique l'église interdisant aux esclaves la pratique de leurs cultes juges hérétiques les esclaves ont cache leurs « Otàs » (petite poupée à l'effigie de l'Orixà) derrière des Saints Chrétiens.

RITUELS ET LIEUX DE CÉRÉMONIE

Le local pour pratiquer le Candomblé, s'appelle le Barracão (grand baraquement) ce nom provient de l'époque de l'esclavage mais actuellement n'importe quel édifice peut être admis.

A l'entrée principale des baraquements se trouve un autel et un trône sacerdotal et sur une estrade se trouve l'autel des « Atabaques » instruments de percussion consacrés aux Orixàs. Au centre le « Exè » qui veut dire force se trouve enterré dans les fondations il rejoint le toit à l'aide d'un mât, symbolisant le lien de l'homme aux Orixàs. Attenants à cette pièce, mais fermés aux visiteurs se trouvent le « Roncò » recoins où sont entreposées les figurines à l'effigie des Orixàs syncrétisme, la « Camarinha » petite chambre où l'on prépare les « laos » initiés on y fait aussi les assermentations et les sacrifices d'animaux, et les « Criadeiras » lieu où les « laos » reçoivent du Maître et de la « Mère Créatrice » les enseignements et certains « Eros » (secrets) se sont des pièces séparées. Autour du baraquement se trouvent les "Ilês", ou maisons destinées aux Orixàs.

Au Brésil il est coutumier de construire de chaque côté de l'entrée principale du « Barracão » des « Tronqueiras » petites maisons destinées aux âmes des « Comme » (revenants) appelées aussi « Maisons du ballet des âmes ».

N'importe qui peut assister aux cérémonies communes de Candomblé, comme visiteur, sans participation il suffit d'en faire la demande auprès du Babalaô, au « Pejigã » chef de cérémonial, ou auprès de quelconque initié. Ceux qui font partie intégrante des cérémonies sont appelés « Filhos de Santo » fils de saints, ceci dit celui qui assiste régulièrement aux rituels bien qu'il ne soit pas encore initié se nomme « Abiã ». L'initiation est volontaire, mais elle peut aussi être faite au travers de l'invocation de Orixà, cet appel se nomme « Bolar para o Santo » l'acte de Bolar veut dire : un détachement complet du corps pour recevoir une énergie dont le corps n'est pas habitué. L'initiation se termine par le recueillement de l'initié dans le « Roncò » on l'orne d'une coiffe du « Saint » et il passe à la condition de « Iaô », il devra être apprenti durant sept ans.

Pendant cette période ils reçoivent divers enseignements afin de devenir des « Babalorixàs » dont :

  • -« Mão de faca (atô-axogum) » Main de couteau, préside et dirige les sacrifices d'animaux à deux pattes.

  • -« Mão de Ofà » celui qui cueille les plantes et herbes obéissant à la Kabbale et respectant les cycles et phase lunaires.

  • -« Equede » veille sur les quartiers et chambres du « Roncò », aide la « mère créatrice » et transmet le savoir aux « Abiãs »

  • -« Babalaô », après les sept années il pourra exercer, sur décision du Babalaô, des fonctions spéciales l'autorisant à recevoir le « Decà » : ordre pour « Faire Saint » et ainsi il initiera un autre Barracão, qu'il dirigera.

Le « Babalaô » est aussi appelé par les frères du Barracão « Petit Père », « Parrain », avec les équivalents au féminin.

  • -« Babalorixà » est le Ebami élevé après sept ans à cette position il a été « Fait de Saint ».

  • -« Babalaô » est le sacerdoce qualifié et désigné comme Ministre du Culte aux Orixàs on l'appelle aussi « Pai de Santo (père de Saint) » ou « Mãe de Santo (mère de saint) » selon le sexe.

Il a le pouvoir de « Faire Saint » et celui de « Main de Buzios (petits coquillages en français Buccin) qui lui confère le droit de consulter l'oracle de Ifà à travers le jeu de Buzios de graines de Cola ou de « Dendê » (palme).

Le Babalaô est le patriarche spirituel, il forme les « laos », et est révéré par la famille ou clan formé toute sa vie, il est appelé « Père Grand » « Maître » ou « Chef ». Quand il atteint vingt et un ans de fonctions, il est proclamé par le clan de « Tata » il peut désigner un fils spirituel pour assurer la gestion des rituels et bénéficier de plus de temps pour se consacrer à son élévation. Après cinquante ans en place il est nommé « Vodussi » compte tenu du respect et de la gratitude formé par Babalaô et les Maîtres au sein du clan et bien qu'il n'existe pas de hiérarchie religieuse générale, il forment de véritables fédérations et leurs noms figurent dans la Confédération Afro-Brésilienne. Ceux qui ont déjà réussi à lever le voile de la connaissance et à trouver des moyens de perfectionnement spirituel doivent partager dans la limite de certains secrets ce qu'ils ont découvert et ont intégré comme vérité.

Ce qui est atteint bien qu'il paraisse minime, représentera beaucoup pour ceux qui n'ont rien et se débattent avec des croyances erronées des angoisses, des ignorances et des préjugés, en cherchant la dignité le sens et la cohérence pour leur chemin spirituel. L'enseignement qui ressort des cultes Afro-brésiliens se base fondamentalement sur l'existence d'un dieu d'un créateur omniprésent et a l'origine de toutes les vibrations ; Oxalà modèle de perfection et de conduite que tout être, cherche à atteindre.

L'existence de vibrations universelles dénommées Orixàs.

L'existence, d'entités spirituelles qui complètent ces vibrations, de plans spirituels d'évolution, d'esprit survivant au corps physique, de l'homme en recherche de perfectionnement, la réincarnation et la loi Karmique de cause à effet, la pratique de la médiumnité sous ses formes les plus variées, la pratique de la charité matérielle et spirituelle comme moyen d'élévation.

L'Homme vit dans un champ de vibrations qui influencent sa vie, celles-ci peuvent être travaillées soit pour son bien ce que fait le culte Afro-brésilien, soit pour son mal ce qu'il combat. 


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