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La morale le bien et le mal© Par Laurence Frédérique Surjus de Pomarède

Mis à jour : 6 déc. 2019

La notion de bien et de mal éternelle duelliste, impérissable, n'existe pas, pas plus que la morale ; elles doivent elles mêmes, encore et encore se surpasser.


Elles évoluent avec l'ingéniosité, l'instabilité, la folie, l'empathie et la spiritualité de l'humain.


Ce dernier s'appuyant sur des jugements et des valeurs, exerce une violence sur lui même et sur ses semblables. Ils sont les amours occultés, ou interdits, le brillant et le frémissement, le tremblement et le débordement de son âme.


Mais une violence plus forte provient de nos valeurs, et un nouveau dépassement entrant en collision avec l'ancien et le caduque.


Pour être un créateur dans le bien et le mal encore faut il annihiler et écraser ce qui est ancré et découle de notre éducation et de nos croyances.


Chaque être humain se retrouve à un moment donné de sa vie à un carrefour où il fait le point sur ce qu'il a fait de bien ou de mal dans sa vie, sur ce qu'il devrait faire à l'avenir en bien ou en mal pour changer ce qu'il a déjà vécu.

Cette transition d'évolution bonne ou mauvaise dépend du point de vue duquel on se place. Après tout ce qui me paraît mal a moi est peut être bien chez d'autres et inversement ?

C'est l'instant ou tout s'écroule autour de lui, tombe en morceaux, toute vérité peut se morceler !

Pierre par pierre le bâtiment peut s'auto détruire , toutefois nombreuses maisons tombent et sont reconstruites ! D'autres restent des ruines.


Si l'on observe à travers le monde les nombreuses morales, de la plus délicate à la plus grossière , prédominantes jusqu'à aujourd'hui, on observe une répétition mettant en évidence deux types de morale, celle des Dominants et celle des Dominés.


Bien que l'on puisse y trouver également une tentative commune de médiation entre la notion de bien et de mal inculquée par la morale, il apparaît que les deux notions cohabitent bien souvent dans un même corps, une même âme.


Toutefois les valeurs morales de différenciation sont apparues avec l'espèce dominante qui s’octroie l'acquis de la conscience et des vérités, persuadés du bien fondé et sans aucun scrupule de leur différence vis à vis des dominés soit les gouvernés, la classe ouvrière , les esclaves, les élèves etc...

Les dominants étant ceux qui définissent le concept du bon et du mauvais, se sentant investis de haute spiritualité, intelligence et culture générale, fiers et imposant ainsi ce qui distingue et détermine une espèce supérieure aux autres, espèce par ailleurs limitée à l'élite décisionnaire dont dépendent tous les autres pour survivre.


Notons que dans ce cas le nous parlerons de « bien et de mal » avec une notion aristocratique, une noblesse dans le terme,

alors que lorsqu'il s'agit des dominés on parle de « bons et mauvais » impliquant la notion de dépravation, médiocrité, mesquinerie, bassesse, vénalité et surtout incapacité à en faire la distinction !


Quand un dominant commet un acte relevant du mal ses pairs l'excuseront en lui trouvant les circonstances atténuantes, adéquates.. « il a fait ça pour le bien collectif »…


Cependant si l'opprimé commet le même acte il sera jugé et condamné par exemple le vol est punit par la loi, oui certes si l'on dépouille une personne, nous sommes jugés mais les banques qui dépouillent par milliers ne sont jamais jugées et continuent à sanctionner leurs clients à coup de :


« - c'est mal ça M ou Mme Machin de faire des dépenses quand on n'en a pas les moyens …


- mais Monsieur le banquier nous n'avons fait aucune dépense extraordinaire ! Juste payé nos factures et fait nos courses !…


- oui oui certes bien en attendant veuillez nous remettre votre chéquier et carte bleue…


- mais comment on va faire ? …


- vous n'avez pas de famille qui peut vous aider ?…


- non personne ! …


- je ne sais pas je n'ai pas la solution …


- mais nous n'avons que nos retraites , (ou le salaire moyen ou allocation de solidarité) pour vivre….


- à vous de mieux gérer votre budget !… »


Qui n'a jamais assisté à ce genre de situation parfois sur des personnes très âgées humiliées en plein milieu d'une agence bancaire par « l'élite picsous » à peine âgée de la trentaine, le tout avec un mépris innommable ?




L'homme dominant, le plus grand carnassier de tous les temps donnant un cours de morale à des êtres fragilisés , dominés...et puis il est bien connu que « le peuple est menteur par définition » !


Les dominants se sentent habités par le bien fondé des choses, ils n'éprouvent pas le besoin de peser le pour et le contre, ils partent d'un principe simple : « ce qui me nuit personnellement est nuisible en soi » d'où leur manque d'empathie bien trop étouffée par l'orgueil.

Dans l'absolu l'homme digne de ce nom devrait s'appliquer la même morale qu'il fait appliquer aux autres, on aurait pu y croire avec l'homme moderne parlant d'un futur meilleur, avec certaines idéologies parlant de partage et entraide, mais en réalité ces idées sont sans noblesse réelle, il en résulte une morale de droits, les devoirs étant réservés à ceux considérés comme égaux soit les autres dominants.



Ceux considéré comme inférieurs , les dominés, se verront appliquer des règles , contenant les notions morales de bien et de mal, et le sanctions et punitions allant avec.


Au sein des dominés les valeurs morales seront orientées vers la compassion, l'entraide , la main tendue, l'aumône , les qualités de cœur, la patience, la diligence, l'humilité, l'amabilité.

Probablement ces valeurs aident elles à supporter la pression de l’existence et des inégalités.

La morale des dominés est surtout une morale d'utilité voir même de survivance.

Ainsi à l'inverse des dominants le mal est ce qui inspire la terreur, l'oppression, l'égoïsme, l’égocentrisme.

Du point de vue dominant le mal est ce qui inspire le mépris , le dégoût, la misère…

Ainsi selon la morale des dominés, le « méchant » inspire la crainte, et selon celle des dominants, le bon doit inspirer la crainte, l'autorité et le respect, selon les principes d'éducation et de respect des hiérarchies et des classes .


L'antithèse atteint son comble quand on s’aperçoit que le bon est perçu comme celui qui doit souffrir, celui , naïf, que l'on peut abuser, celui qui n'a aucune malice, ni fortune, ni biens. Celui qui est nu et pur.


Quel que soit la langue on rapproche souvent le bon du stupide un célèbre proverbe « trop bon , trop c… » le confirme ceci dit le bon continue à être « c.. » car c'est un devoir et puis on lui a inculqué qu'il doit être bon pour gagner un au-delà de libération et de soulagement après l'enfer vécu.



En réalité le dominé doit mériter le bien, chez le dominant cette notion est acquise et coule de source il n'en doute pas une seconde. ! D'ailleurs personne n'en doute ! Pas même le dominé !



Ce n'est que quand la structure de la société est menacée en son ensemble que ces différences disparaissent , la morale se transforme, les dominants et dominés s'allient contre l'élément perturbateur, soit une invasion venue d'ailleurs, soit une politique venue de l'intérieur ou une économie qui s’effondre.

Dans ce contexte l'amour du prochain s'habille de la crainte du prochain, et tout ce qui était condamné par la morale tel que l'avidité, l'astuce, la reconnaissance identitaire, le rejet deviennent un devoir « d'utilité publique » développés et cultivés avec la conviction d'être dans la bonne « moralité » de la défense des valeurs contre « l'ennemi » .


Les dominants entraînant les dominés dans leur sillon à coup de persuasions, de matraquage médiatique véhiculés par des journalistes à leur solde, au creux même de la conscience grégaire, prétendant préserver la dignité de la communauté et non la leur... la notion de bien ou de mal revêt ici la casquette d' un « bien » collectif, communautaire et salutaire.


La spiritualité , l’indépendance, la liberté de pensée et d'interprétation de l'information et la volonté d'agir seul qu'elle entraîne, la sagesse, ainsi que tout ce qui élève l'individu sont perçues comme un danger imminent , subissant un rejet total de la société et des êtres qui la composent les diabolisant, en les incluant dans la notion de « mal , mauvais » , les tournant en dérision, afin de les tarir à la source.


Seules les spiritualités dirigées vers l'acceptation, la résignation, la culpabilité, ainsi que le pardon sont admises et vivement conseillées .


De là la prolifération de "Karmas chakras", "dépouillement" "se pardonner soi même" (mais de quoi ceci dit?) une spiritualité dans le sens du "si vous ne réussissez pas c'est uniquement de votre faute, si vous êtes isolés , c'est de votre faute, si vous êtes agressé c'est de votre faute... Vous êtes un mauvais humain, vous devez servir non plus votre Dieu mais votre maître à penser pour gagner le droit à vous réincarner dans une vie meilleure..."

Tous les moyens seront mis en oeuvre, à commencer par l'appauvrissement culturel de la population et les mots et phrases clés , résonnant dans l'esprit de celui qui l'entend et le conduisant à des pensées conditionnées, pensés que l'individu croit sorties de son propre esprit critique alors qu'elles lui sont dictées. Nous observons donc chez ces sujets une agressivité sans précédent à toute autre forme de pensée allant jusqu'au harcèlement et les insultes les plus fortes.


Finalement même en situation de paix, tout ce qui serait préjudiciable au bon fonctionnement du berger et des moutons, se voit sanctionné par la morale.

Là où on a rejeté la religion on vous la ressortira pour vous interdire la spiritualité ; là où on vous parle de liberté on vous posera des montagnes d'interdits ; là où on vous parle d'élévation mentale, intellectuelle on vous abêtira en nivelant par le bas ; là où on vous parle d'acceptation, on vous imposera le protectionnisme ; là où on vous parle de morale on vous y opposera tout ce que l'humain peut avoir d'amoral comme étant une normalité.


La notion de bien et de mal ne relève plus du bon ou mauvais comportement ou de la bonne ou mauvaise pensée, elle relève de ceux que vous fréquentez et de votre position dans la société ; dominant ou dominé.


Cependant vous avez le choix souhaitez vous être votre propre berger ou le mouton d'un autre ?

L'humanité a besoin de se recentrer sur ses besoins essentiels, que laisserons nous à nos enfants ou nos petits enfants si nous persistons dans cette voie ?

Nous nous laissons mener par une manipulation teintée de moralité douteuse, une morale à deux vitesses et à deux niveaux, destinée à nous maintenir dans l'ignorance et la servilité.


Nous ne sommes pas participants actifs de nos propres vies !


Elles sont entre les mains de ceux qui jugent de ce qui est bien ou mal pour nous, à notre place ; pouvant nous conduire vers notre fin ou notre mort !


Mais... est ce vraiment cela le bien?


Je m'interroge...

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