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Cosmogonie Aztèque et autres Civilisations III Symboles© Par Laurence Frédérique Surjus de Pomarède




RAPPORTS SYMBOLIQUES


Le nombre sacré quatre est commun aux Hébreux et mésoaméricains, le trois est le numéro Divin des Celtes (Vase triskel), les chrétiens la trinité et les Bouddhistes les Trois joyaux. La cosmogonie Aztèque possède quatre orientations, quatre carrefours, quatre couleurs et quatre symboles ainsi qu'un arbre central, qui à mon avis serait le cinquième élément. La médecine traditionnelle Chinoise à cinq éléments, cinq couleurs, cinq orientations et curieusement à l'exception du jaune qui est le central les quatre restantes coïncident en couleur, éléments et orientation avec la méso-amérique. Les Celtes animistes rejoignent l'Amérique Précolombienne quant aux éléments, couleurs et orientations.



LE NEUF


Chaque monde est symbolisé par un triangle, un chiffre ternaire : la Ciel, la Terre, les Enfers.


Neuf est la totalité des Trois Mondes. Neuf est un des nombres de la Sphère Céleste.

Il est encore, symétriquement, celui des Cercles Infernaux. C'est la raison des Neuf Nœuds du bambou taoïste, des Neuf encoches du Bouleau Axial Sibérien. C'est la raison aussi des Neuf degrés du Trône Impérial Chinois, et des Neuf Portes qui le séparent du monde extérieur, car le microcosme est à l'image du Ciel. Aux Neuf Cieux  s'opposent les Neuf sources, qui sont le séjour des morts. Les Cieux Bouddhiques sont Neuf également, mais, selon Houai-nan tseu, le Ciel chinois à Neuf plaines et 9999 coins. Le nombre Neuf est à la base de la plupart des cérémonies Taoïstes du temps des Han.

Neuf est le nombre de la plénitude : neuf est le nombre du Yang.

C'est pourquoi les Chaudrons de Yu sont Neuf et pourquoi le Cinabre alchimique ne devient portable qu'à la neuvième transmutation. Selon l'ésotérisme Islamique, descendre Neuf marches sans chuter signifie avoir dompté les Neuf sens.

C'est également le nombre qui, correspondant aux neuf Ouvertures de l'homme, symbolise pour lui les voies de communication avec le monde.


Chez les Aztèques, le roi Tecoco, Nezahualcoyotl, construisit un temple de Neuf étages, comme les Neuf Cieux, ou les Neuf étapes que devait parcourir l'âme pour gagner le repos éternel. Il était dédié au Dieu inconnu et créateur de toutes choses, celui du voisinage immédiat, celui par qui nous vivons. (Mythologies des Montagnes, des Forêts et des Iles, (p.187) sous la direction de P. Grimal, Paris, 1963).


Neuf, pour les aztèques, est spécifiquement le chiffre symbolique des choses terrestres et nocturnes ; l'enfer est fait de Neuf plaines et le panthéon aztèque compte Neuf divinités nocturnes, gouvernées par le dieu des enfers, qui se situe, dans leur liste, au cinquième rang, donc au milieu des huit autres.. Dans la plupart des cosmogonies indiennes, il existe également Neuf mondes souterrains.

Chez les Mayas, le nombre Neuf, considéré au contraire comme faste, est particulièrement important en magie et en médecine (Eric S. Thompson J., Maya Hieroglyphic writing, University of Oklahoma, nouvelle édition, 1960).


La divinité du Neuvième jour est le serpent, qui commande aussi le treizième jour.

Mais dans la croyance populaire Aztèque, Neuf, étant lié aux divinités de la nuit, de l'enfer et de la mort, est un nombre redouté.


Dans la mythologie méso-américaine, le chiffre Neuf symbolise les Neuf Cieux, sur lesquels gravite le soleil. D'autre part, Neuf est également le chiffre sacré de la déesse lune : dans la glyptique maya, Bolon Tiku, Déesse Neuf, est la déesse de la pleine lune. (Raphaël Girard, Le Popol-Vuh, Histoire culturelle des Maya-Quiché, (p.309) Paris, 1954).


Dans le tarot de Marseille, l'arcane dix huit, dont la somme huit plus un donne Neuf, représente la Lune, domaine des rêves et de l'imaginaire. Cependant on peut également voir dans cette arcane un rappel aux cycles lunaires, au monde de l'au-delà par l'évasion du corps astral lors du rêve qui part à la recherche d'un savoir. L'anima protégé par les chiens qui servent aussi de Cerbères, sont les gardiens du passage et ne lui permettent pas de passer dans le royaume des morts d'où elle ne pourrait revenir. Autre symboles présents dans l'arcane l'eau, le ciel, et la terre soit, trois, racine carrée de neuf.


L'arcane Neuf l'ermite, renvoie à l'introspection afin de retrouver le Divin en soi et la lumière qui illumine les ténèbres. L'ermite éclaire le passé afin de corriger les erreurs commises et incite à méditer pour mieux vivre son futur. Il représente le passage, la porte d'un cycle à un autre, il en est la fin et le début.


Les Francs-maçons, en ont fait le nombre éternel de l'immortalité humaine et neuf maîtres retrouvèrent la dépouille d'Hiram. Suivant la symbolique maçonnique le nombre Neuf représente aussi, dans son graphisme, une germination vers le bas, donc matérielle ; Dans l'ordre humain, le nombre Neuf est celui des mots nécessaires à l'achèvement du fœtus. (Jules Boucher, La symbolique maçonnique, 2ème édition, (p.227), Paris 1953).


Neuf, annonce à la fois une fin et un recommencement, c'est-à-dire une transposition sur un nouveau plan.

On retrouverait ici l'idée de nouvelle naissance et de germination, en même temps que celle de mort ; idées dont a été signalée l'existence dans plusieurs cultures  propos des valeurs symboliques de ce nombre. Dernier des nombres de l'univers manifesté. Il ouvre la phase des transmutations. Il exprime la fin d'un cycle, l'achèvement d'une course, la fermeture de la boucle.



LA COULEUR


Et maintenant nous entrons dans la médecine holistique, avec quelques siècles d'anticipation.


La couleur bleu comme couleur sacrée, figure chez les Aztèques les Égyptiens et les celtes, ceux-ci peignaient leurs corps en bleu pour aller à la guerre, et ainsi peints ils combattaient afin que les Dieux sachent faire la différence entre les vaillants guerriers et qu'ils soient acceptés au ciel. Les guerriers morts en bataille ou sacrifiés en tant que captifs, recevaient des offrandes spéciales et le traitement de semi-dieux dans la tribu, rituel proche de celui des mésoaméricains. Les Aztèques peignaient leurs victimes de bleu avant de les sacrifier et pour les Tibétains le bleu est couleur de l'espace mental qui serait leur ciel.



LES TROPHÉES


Dans toutes les croyances panthéistes, conserver un morceau des victimes sacrifiées était considéré comme un honneur et une protection pour sa propre vie. Pour les celtes la force de l'être humain réside en tête, le « Tonalli » chez les aztèques. Pour cela ils décapitaient leurs victimes de guerre pour absorber leur force et conservaient les trophées dans leurs sanctuaires. Chez les Nahuas au contraire ce qui contenait ce fluide était le cœur, qu'ils arrachaient à vif, cependant ils décapitaient aussi ils l'offraient au vainqueur ou au maître du captif comme récompense. Les Sioux pratiquaient le scalp et conservaient certains ossements pour protéger la tribu et le tipi. Sans oublier la curieuse habitude des Chrétiens et surtout des Catholiques, à donner une grande valeur aux reliques (parfois démultipliées) d'un saint en les conservant, en se rendant auprès de leurs dépouilles couchées dans un cercueil de verre. De quoi s'agit il sinon d'une part de reste humain ? Est-ce que la symbolique des trophées, serait de conserver la puissante vibration du triomphe du moment, pour renforcer en permanence notre succès ? En magie sympathique cela se nomme une amulette naturelle.



L'ARBRE


On retrouve de nombreux points communs, comme par exemple l'Arbre. Les arbres peuvent être une source d'énergie subtile, d'illumination ou même de guérison. Ils sont le symbole ancestral de Beauté et de Liberté. De nombreuses traditions conseillent de parler aux arbres, de les toucher ou de méditer sous leur ombrage. C'est le cas chez les Celtes (magie Druidique), chez les Bouddhistes Taoïstes, chez les Amérindiens, chez les Hébreux avec l'arbre de Sephiroth. L'Arbre de la Genèse, l'Arbre Cosmique a été représenté sous les traits de diverses essences selon les peuples et les traditions : Chêne Celtique, Tilleul Germanique, Frêne Scandinave, Olivier de l'Orient, Mélèze ou Bouleau des peuples Nordiques ; ou encore comme emblème de nations modernes tels que l’Érable à sucre du Canada, le Cèdre du Liban, le Bouleau Jaune du Québec. A lui seul l'arbre représente les quatre éléments de l'alchimie, donc la vie : eau, air, terre, feu, et même bois, si l'on se réfère à la tradition Chinoise. Il est forcément l'Axis Mundi, l'Axe du Monde, le lien étroit qui relie ciel et terre.



LE CHIEN


Autre point commun le : Chien. Accompagnateur dans la mort, le très complexe symbolisme du Chien est lié à la trilogie des éléments : Terre, Eau et Lune dont la signification occulte est femelle, végétative, sexuelle, divinatoire et fondamentale tant pour le conscient que pour le subconscient. Il n'est pas une mythologie qui n'ait associé le Chien à la mort et aux enfers (voir Cerbère). Sa première fonction mythique est celle de psychopompe, guide de l'homme dans la nuit de la mort après avoir été son compagnon dans le jour de la vie. Les Cynocéphales, nombreux dans l'iconographie égyptienne, ont pour mission d'emprisonner ou de détruire les ennemis de la lumière et de garder les portes des lieux sacrés.


Le Chien est souvent présenté comme un héros civilisateur, maître ou conquérant du feu et comme ancêtre mythique. En Nouvelle Guinée, plusieurs peuplades pensent que le chien a volé le feu à son premier possesseur : le rat. Le Chien, symbole de puissance sexuelle et de pérennité est aussi séducteur et incontinent, débordant de vitalité. Pour les Alchimistes et les philosophes, le Chien dévoré par le loup représente la purification de l'or par l'antimoine, avant-dernière étape du Grand Œuvre.


Le Chien se purifie en se dévorant, en se sacrifiant lui-même pour accéder à l'étape ultime de sa conquête spirituelle.


Dans la croyance de la vie dans l'au-delà, les Celtes partagent une fois l'an les joies de la fête familiale avec les morts on appelle cette fête Samheim la modernité Anglo-Saxonne en a fait Halloween. La fête des morts Mexicaine est le reflet de la nécessité du culte au rituel de la mort de ses ancêtres, la célébration est le trente et un octobre. Le jour des morts en Colombie, descendants des « Chibchas » ou « Muizcas » se célèbre à la fin du mois d'octobre.



Il existe un mystérieux fil conducteur de l'esprit humain.

J'en viens à penser que d'une origine unique et commune découlent, soit une « maison du père », « la pensée cosmique originelle » ou celle de « l'univers comme énergie créatrice ». Cette origine à engendré les « couples d'enfants » qui se sont dispersés sur la planète et qui selon les zones, les nécessités territoriales et climatiques, ont établit des moyens de contact personnels afin de rester en communication avec leur créateur, ou leur origine cosmique. De là est née la trame spirituelle qui relie les habitants de la planète.


 





Matériel Bibliographique ayant servit à réaliser ce document :


Dictionnaire des Symboles - Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres. - Par Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, édité chez Robert Laffont / Jupiter dans la collection Bouquins


Sahagùn Fray Bernardino. Histoire Générale des choses de la Nouvelle Espagne.


Leon-Portilla, Miguel. La philosophie Nahuatl étudiée en ses sources


Lopez Austin Alfredo « le cosmos selon les mexicains. Atlas Hitorique de la Mésoamérique. Larousse


Matos Moctezuma Eduardo, Mort au fil d'Obsidienne.


Torre, Yolotl Gozalez Diccionaire de mythologie et religon de Mésoamérique. Larousse


Livre éléctronique "Le destin des morts pour les Nahuas de l'ancien Mexique.



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