La voyance  peut créer de l'addiction , si vous  constatez ces symptômes ou  que vous les  constatez  chez un tiers  , consultez ou conseillez  un professionnel  des addictions.  Orykane Konsult se réserve le droit  de vous limiter en consultations si  on constate  un comportement compulsif cela dans le seul but de vous aider et du respect de l'honnêteté  du cabinet .

© Copyright 2019  Ce site à été conçu par

Laurence Surjus de Pomarède Pour Orikane KOnsult ®

Tous droits réservés Article L111-1

 " L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous.

Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d'ordre patrimonial "      

 

  • Orykane ®

Cosmogonie Aztèque et autres Civilisations II Les Quatre Mondes de la Mort© Par L. F. S.de Pomarède





LES QUATRE MONDES DE LA MORT


Selon la façon de vivre, les précolombiens pouvaient atteindre quatre endroits différends lors de leur mort. La destination la plus appréciée, et la première était « ILHUICATLTONATIUH » lieu promis aux guerriers de la bataille fleurie ; le prix de ceux qui arrivaient à fleurir leur cœur et se donner en guise d'aliment. Un détail pourtant attire l'attention, les dieux ne s'alimentaient pas de n'importe quel sang, en fait, ni du sang en lui-même, sinon de l'essence contenue dans le liquide vital des valeureux guerriers. Quant aux femmes mortes en couche, quelle caractéristique commune pouvaient elles avoir avec les guerriers ? Peut être pour certains, c' était l'adrénaline générée par ces états, mais je pense qu'il s'agissait plus de la générosité, l'arrogance, et la loyauté, enfin la capacité du sacrifice au bénéfice d'un groupe... en réalité c'est là, le vrai point commun entre le guerrier et la femme parturiente.


Le premier endroit était la « Maison du Soleil ». Le seigneur de la Gloire, était le havre des âmes des soldats morts en bataille ou prisonniers du pouvoir ennemi captifs et abattus par d'autres tribus. La manière de recevoir la mort variait entre mourir, par le couteau, brûler vif, être décapité lors des lutes, ou subir des tortures, (certaines pratiques consistaient à ficeler le corps de l'ennemi en entier le suspendre au dessus d'un, feu ainsi il était brûlé), telles que les scarifications infligées afin que les insectes pénètrent par les plaies provoquant une mort lente et douloureuse. Les femmes qui mortes en couches se convertissaient en « mocihuaquetzque » ou « femmes valeureuses » étaient chargées de guider le soleil, lors de son parcours de midi à la tombée du jour. Respectées en tant que  Divinités féminines, elles représentent l'aspect féminin de Dieu : c'est Dieu-Femme, la Mère Divine, l’Éternel Féminin Cosmique. Marie Theotokos, mère de Jésus souffrant pour son enfant.


La croyance voulait qu'elles habitassent dans la partie occidentale du ciel, une légende disait, que la nuit elles venaient enlever les petits enfants qui s'attardaient sur le chemin. Une autre légende dit aussi que située au sein d'une magnifique plaine, au terme de quatre années passées, les âmes se convertiraient en oiseaux au plumage coloré, jouissant de la vie, en s'abreuvant au sucre des fleurs du ciel et de la terre.


Comment vérifier la beauté poétique de ces cultures, en ses descriptions sur la vie dans l'au-delà, unies à l'absence de raison alors que, mérite ou punition, sur les actes accomplis sur terre, étaient une libération absolue de la peur de la mort, propres aux religions monothéistes.


Le deuxième endroit était « Chichihuacuahco » C'était la demeure des enfants morts, ceux-ci se nourrissaient d'un bel et abondant arbre, et duquel coulaient de chaque branche des petites gouttes de lait. Ces enfants renaîtront, pour essayer le monde quand le cinquième soleil sera détruit, ce qui correspond à notre ère actuelle. En attendant ils vivent heureux là bas sans peines, ni gloires.


Le troisième endroit était « Tlalocan » la demeure de la Lune. Là vivent des Dieux nommés « tlaloque ». Ceux qui allaient à « tlalocan » étaient les morts par maladie épidémique, lépreux, pestiférés, galeux, goutteux, mais aussi ceux foudroyés, ou noyés. C'était un paradis, un endroit frais et agréable. Ce lieu représentait toute la vie sur la planète, l'éveil. Le Dieu de la pluie et de la foudre veillait sur son domaine.


Pour finir le dernier lieu était  le terrible « mictlàn ». Ceux qui n'avaient atteint la mort lumineuse du guerrier, ni la mort attendrissante de l'enfant, ni la mort associée à l'eau arrivaient là, endroit terrible car il signifiait : « rien », le néant, mort stérile résultat d'une vie stérile la mort sans conséquence ni transcendance ; la mort pour rien. Il s'agissait d'un lieu mystique dans la conception philosophique du monde mésoaméricain, point de contact entre la terre et l'infra monde, porte d'entrée terrifiante du rien. Cet endroit était gouverné par les Seigneurs « Michtlantecutli et Michtlancihuatl ». Il était décrit comme un lieu très vaste et obscur, sans lumière, ni fenêtres et nommé de différentes manières, par exemple : « Tocenchan et Tocenpapolihuiyan » signifiant : « notre maison commune », « existe » signifiant : « où se trouvent les dépouillés les décharnés », « Atlecalocan » signifiant : « sans issue » etc... Le mort en question devait passer par un large fleuve au fort débit appelé « Apanohuaya » il était aidé d'un chien couleur cannelle (Techichi) la couleur était importante le mort devait choisir au détour d'un bras du fleuve un chien qu'il saisirait par la queue ni noir, ni blanc car ils l'emmèneraient sur le mauvais chemin. Ensuite nu il devait passer entre deux montagnes qui s'entrechoquaient à intervalles réguliers appelées « Tépetlmonamicitia ». Puis il devait grimper un coteau parsemé de silex aiguisés, pour traverser les huit cols enneiges et les huit plaines où souffle un blizzard glacial qui coupe comme un couteau, après toutes ces souffrances restait encore à affronter « Teocoyleualoyan », un immense jaguar, qui mangeait le cœur, afin de pouvoir tomber dans l'Apanviayo dont se trouvait dans les eaux noires le lézard gardien du royaume des morts« Xochitonal ». C'est alors que s'achevait son terrible et douloureux voyage, il se présentait devant le Dieu des morts« Mictlantecutli » qui lui dirait : « - tes peines se terminent, à présent tu peux dormir ton songe mortel » après quatre ans de voyage par le « Mictlàn » royaume des morts ils atteignaient le « rien »leur destination finale et disparaissaient.



LES ENTITÉS ANIMIQUES


Toujours dans l'esprit de dualité tels que féminin-masculin pour les Dieux, les peuples mésoaméricains partageaient la croyance du corps et de l'esprit, ou de l'entité animique, le corps était enterré ou brûlé et son âme allait vers l'un des quatre destins cités ci-dessus. Cependant Alfredo Lopez Austin, analyste des  cosmovisions mésoaméricaines explique en détail dans son livre « Corps humain et idéologie » chacune des entités animiques. Il a découvert que les anciens Nahuas possédaient trois entités animiques : le « Teyolia », le « Tonalli » et le « Ihiyotl ». Il y a quatre composants de la personne humaine-le Tonacayo, le Tonalli, Teyolia et Ihiyotl qui est : « toute notre chair », et c'est le terme communément en usage pour désigner le corps entier comme une réalité substantielle formant une totalité discrète. Il s'employait pour désigner autant les humains que les plantes. Les autres composants n'ont pas une traduction et peuvent être considérés comme « des centres animiques » c'est-à-dire des foyers localisés dans l'organisme commandant la vie, le mouvement, l'individuation et les fonctions psychiques, chez les humains comme chez les non-humains.


L'élément le plus particulier, existant semble être le Tonalli situé dans la tête chez les humains il diffuse son influence dans tout le corps (au moyen du sang, selon les nahuas contemporains. Émanation impalpable se matérialisant parfois dans le souffle, il adopte un contour invisible identique à celui du corps où il est logé, lorsque il lui arrive de s'en absenter, mais il ne peut demeurer longtemps sans enveloppe protectrice et va chercher refuge dans un autre Tonacayo humain, animal ou végétal. Tonalli peut être traduit par « irradiation » et peut signifier également « la destinée d'une personne selon son jour de naissance » ou bien « quelque choses qui appartient en propre à quelqu'un en particulier ».


 Il s'agit d'une force ou d'une essence manifeste dans le monde sous forme de chaleur ou de lumière, quoique singularisée pour chaque individu en fonction du signe correspondant au jour où il est né et du nom, tenu secret, qui lui sera affecté en conséquence.


Le Tonalli n'est pas présent à la naissance et il doit être incorporé par le biais d'une cérémonie, un bain rituel qui parachève la personne du nouveau né et définit le cadre de ses futurs accomplissements. Le Tonalli peut quitter le corps temporairement, lors de l'ébriété, la maladie, le rêve ou le coït, ou l'abandonnent pour toujours, symptôme d'une mort imminente, car on ne peut vivre sans son Tonalli plus d'un bref laps de temps.


Le Teyolia est localisé dans le cœur, sans être pour autant confondu avec lui. C'est la part de la personne qui rejoint le monde des morts et il peut être assimilé à l'anima, l'âme chrétienne. Il est la source de la sensibilité, de la mémoire, des états d'âme et de la formation des idées. Commande aussi les affects, qu'ils s'expriment en un tempérament durable ou non. Un individu peut avoir un cœur « blanc », « dur », « doux », « amer », « triste », « cru », ou « froid ».


L'Ihiyotl est lié au foie et à la bile. Le terme signifie « souffle » et était utilisé pour désigner le visage. On le décrit comme un gaz lumineux et dense émanant de l'humain, de l'animal ou d'un objet. Présent dès le stade embryonnaire et subsistant après la mort comme une exhalation dangereuse, Ihiyotl engendre et canalise les affects dirigés vers un objet quelconque - anxiété, désir, colère, appétit, envie de nuire - et il doit sans cesse être revitalisé par l'air respiré ou la nourriture ingérée. Il combine le registre des émotions productrices d'action et celui des vertus civiques qui lui sont associés. Le visage reflète des qualités idiosyncrasiques reconnues par la collectivité : la gloire, la réputation, l'humilité, la splendeur, l'expérience, la dignité.


Les Toltèques et la « Tensegrité » travaillent surtout avec le Tonal et le Nagual. Tonal est le Tonalli, Nagual est aussi abstrait que les notions données antérieurement ; c'est aussi le côté gauche du cerveau et l'inconnu, l'invisible. Mais le tout doit être mis en relation avec « l'intention », force qui unit et réunit les différents composants du monde, l'énergie sauvage, comparée à la Shakti Indienne, et qui est au même temps simplement l'intention, notion traduite comme « la volonté de faire quelque chose.» Toute cette connaissance était transmise par un Maître, un guide, choisi par les signes du destin, de l'invisible. Les enseignements se faisaient de manière individuelle, par le moyen des dialogues, dans un premier temps, après par l'utilisation des plantes hallucinogènes et finalement d'une manière collective. Il y a un enseignement pour le côté droit et un autre pour le gauche pour arriver à la totalité de la personne.


Quant aux trois corps animiques que j'assimile à la Trinité, Tonalli dans la tête, Teyolia dans le cœur, et Ihiyotl dans le foie, on les retrouve dans toutes les croyances. Ils sont les trois forces nécessaires à la concrétisation d'une Création. Dans le Catholicisme, il s'agit du Père, du Fils et du Saint-Esprit soit le « Temple Humain », dans l'Hindouisme, c'est Brahmâ, Vishnu et Shiva, en Egypte, Osiris, Isis et Râ... Selon le Bouddhisme l'humain est composé de trois corps, le mental soit la tête, la parole soit le cœur et le plexus solaire qui correspond au foie, ou le monde des désirs. Si une de ces entités animiques fonctionne mal il se produira un dérèglement énergétique, causant des maladies importantes pouvant entraîner la mort. Les Hébreux appelaient Ruash le souffle divin et croyaient en trois corps animiques le physique, l'émotionnel et le mental. La Trinité Catholique de l'Homme est égale à la Divine : le Père, le Fils et le Saint Esprit.



LE CULTE DE LA MORT


Poussons si vous le voulez bien, l'investigation sur le sacrifice dans le paganisme en incluant les cultures mésoaméricaines.


Le culte de la mort est la partie essentielle de l'hérédité culturelle dans les peuples Nahuas. Certaines informations de cette tradition datent du deuxième siècle avant J.C. les fouilles archéologiques font ressortir que les morts bénéficiaient de sépultures avec des offrandes les cadavres étaient enterrés avec des poteries en céramique des bijoux de la nourriture et des boissons ainsi que des ustensiles personnels.


Au XVIe siècle la rencontre culturelle, avec l'arrivée des Espagnols en Amérique, n'a rien eu de pacifiste, les vainqueurs ont imposé, leur idiome, leurs coutumes et leur religion en l'occurrence la Catholique. En échange les vaincus ont lutté pour préserver leurs propres valeurs culturelles. Le peuple indigène avait sa foi très ancrée depuis des siècles, la seule manière de faire accepter la nouvelle religion a été d'intégrer les croyances païennes, en synchrétisant leur symbolisme à la foi Catholique. Cela a créé une fusion entre les deux cultures et croyances qui demeure à l'heure actuelle. Le Catholicisme d'aujourd'hui au Mexique jouit de certaines qualités propres d'un peuple qui a lutté courageusement pour ses convictions. Ce phénomène de paganisme est commun en d'autres lieux. De nos jours on célèbre des rites et fêtes Chrétiennes qui sont en fait d'origine Celte.


Le culte aux morts dans les peuples préhispaniques se manifestait au travers de la célébration de la vie dans l'au-delà. Le ciel des Dieux « Ometecuhtli » et « Omecìhuatl » était la région présidée par « Mictlantechuhtli » le dieu gouvernant de Mictlàn, lieu des morts. Ainsi comme sur le plan matériel nous célébrons un événement familial ou social, avec de la musique, un banquet des rires et des couleurs, en ces traditions, les vivants célèbrent leurs morts de la même manière. Pour eux la mort n'est qu'un bond dimensionnel vers d'autres mondes.


L'histoire décrit en des termes spectaculaires les obsèques de l'empereur Auitzotl, le plus grand conquistador Aztèque de tous les temps. A sa mort deux cent esclaves ont été élus pour l'accompagner lors de son voyage dans l'au-delà. Le corps de Auizotl fut richement orné, il fut emmené sur une litière funéraire et les esclaves sacrifiés un par un, en une cruelle cérémonie, il semblerait selon les différentes cultures que les uns étaient incinérés et leurs cendres conservées dans des coffres qu'ils gardaient avec une mèche de cheveux en dessous de la maison afin de conserver le lien familial ; d'autres étaient enterrés, les plus fortunés asseyaient leurs morts, une fois momifiés, avec leurs effets, dans des grottes ou dans des fosses au sein d'un temple. Au vu des nombreuses cultures et de leur diversité je ne parlerai que de ce qui est commun à toutes.


Bernardino Sahagún (frère franciscain. Arrivé au Mexique en 1529, il a passé sa vie au cœur du peuple indien, jusqu'à sa mort à 90 ans ; il s'est entièrement consacré à recueillir, avec acharnement, passion et méthode, tout ce qui était encore vivant du patrimoine culturel des anciens Mexicains. On lui doit la majeure part des connaissances que l'on peut avoir aujourd'hui de la langue nahuatl et une somme inestimable de témoignages de première main sur la vie, l'art, les sciences et l'histoire des Aztèques.

Pendant soixante ans, Sahagun a fait partie de ces Espagnols qui, comme Bartolomé de Las Casas, ont poursuivi le rêve de la fondation d'une nouvelle civilisation, d'une nouvelle nation, évangélisée certes, mais ne reniant pas le passé des peuples indiens. Rêve constamment bafoué par les conquérants. Le travail même de Sahagun a été nié. En 1577, Philipe II ayant interdit toute recherche sur les civilisations indiennes, le manuscrit de son premier travail achevé, lui est confisqué, ses brouillons mêmes disparaissent.

Il consacre ses dernières années, ses forces déclinantes, à reconstituer fiévreusement son œuvre. Après sa mort, celle-ci est restée si bien cachée que l'Histoire générale n'est redécouverte qu'en 1730 et publiée cent ans après, et d'autres textes bien plus tard encore, dans le cours du XIXe siècle !)



Il a apprit les langues Nahuales pour recueillir les informations des natifs sur leurs coutumes et les relater objectivement. Il est devenu l'observateur des Aztèques et dit : « c'est ce qui, à la lettre est arrivé à ces Indiens, avec les Espagnols : ils furent à ce point piétinés et détruits, eux et toute leur société, qu'il ne leur resta plus aucune apparence de ce qu'ils étaient jadis. Aussi les tient-on pour des barbares, et pour gens de bien pauvre sorte, alors qu'en vérité, en matière de civilisation, ils peuvent en remontrer à bien d'autres que se targuent de supériorité en ce domaine si l'on fait abstraction de certaines particularités tyranniques que comportaient leur institution. Sous ce rapport on a restitué que peu de chose au prix de grands efforts ; leur avantage semblerait incontestable, si l'on pouvait tout découvrir. » Dans son manuscrit : « Historias de las cosas de Nueva España » il relate les rites funéraires : « ...quand les Seigneurs mourraient les nobles leurs mettaient dans la bouche une pierre verte et une noire qui se dit « chalchìhuitl » et dans la bouche des paysans, une pierre qui n'était aussi précieuse de peu de valeur»texoxoctli » ou pierre de poignard, car elle devait remplacer le cœur du défunt »...  « Aussi ils tuaient vingt esclaves masculin et vingt féminines car comme ils avaient servi leur maître dans le monde des vivants ils devaient le servir de la même manière en enfer »...  


Des découvertes archéologiques ont démontré que la pierre verte n'était autre que l'Emeraude, et en certains cas du Jade, quant à la noire cela varie en fonction de la catégorie du mort cependant il s'agissait certainement d'Obsidienne. Ces pierres étaient considérées comme moyen de paiement dans l'autre monde. Pour les mêmes raisons ils mettaient aussi des grains de maïs et des herbes.


 

SIMILITUDES DANS LA QUÊTE DU REPOS ÉTERNEL


Si on se centre sur les traditions Nahuas en relation à d'autres civilisations géographiquement éloignées on s'aperçoit que dans l'approche de la mort, en respect aux quatre mondes dans lequel peut aller l'esprit, nous découvrons que le Mictlan possède un voyage traversant un fleuve et passant par nombreuses péripéties dans lesquelles le mort doit affronter des éléments terribles. Les Égyptiens, voyagent aussi sur un fleuve, le Nil, lors de leur destination vers l'immortalité. Ils préparent soigneusement leur voyage et se parent d'ornements et de nourriture, s'attribuent l'accompagnement d'esclaves pour les servir et s'octroient les services d'animaux souvent des chiens comme chez les Aztèques qui les protègent et les guident. Les celtes avaient les mêmes coutumes bien qu'ils ne naviguaient sur aucun fleuve mais sur la mer cependant on retrouve le chien ; Ki-Du, le chien noir de Bretagne accompagne les morts durant leur voyage.


Les Hindous naviguent sur le Gange, il s'agit d'un trajet purificateur de l'âme destiné à la réincarnation. D'un autre cote chez les Bouddhistes Tibétains le rituel est plus scatologique. Le corps préalablement équarri et détaillé en petits morceaux devient un aliment pour les vautours, comme symbole du passage temporaire dans un corps et de la transmission de l'énergie au moyen de ce renoncement au bénéfice des autres êtres plus nécessiteux, on retrouve là la manifestation d'une forme de sacrifice. Il y a aussi l'incinération dans ce cas les cendres sont rendues à la terre d'où ils sont sortis, dans quelques rares cas ils enterrent. Le plus intéressant, réside dans les jours précédant la mort au cours desquels selon cette philosophie, commence la dissolution des éléments dont la description est extrêmement reliée aux péripéties du Mictlan. Les anciens disent que pendant les heures qui précèdent le dénouement, nous passons tous par des états de froid de désolation, comme un vent glacé qui nous congèle le corps, par des anxiétés et agitations comme si en notre intérieur se déchaînaient des ouragans et des tourmentes pour ensuite souffrir de chaleur et sécheresse de la bouche, en fin de compte par un périple de vicissitudes entre les éléments terrestres et nos corps subtils avant de traverser la porte qui conduit à l'autre monde la où commence le voyage vers le repos.



LE PRINCIPE COSMIQUE


Le principe cosmique, jamais absent d'une religion quelle qu'elle soit, est aussi un degré ésotérique, très élevé, que les peuples ont pris comme guide et exemple. La religion est inhérente à la vie comme l'est l'humidité à l'eau. La clé est elle là ? Est-il nécessaire que quelqu'un s'offre en sacrifice ? Beaucoup ont périt dans les mains de bourreaux aux seules fins, d'instaurer une foi inconditionnelle. Les Dieux Aztèques, en leur cosmogonie, se sont eux aussi, offerts en s'immolant pour que le soleil sorte des ténèbres et illumine les hommes. Curieusement nous nous retrouvons avec les mêmes traditions, à plusieurs siècles et de kilomètres d'écart.Cela répondait-il à une nécessité spirituelle de l'époque ? Des Maîtres ont assimilé le principe Christique Universel et ont été vénérés dans tous les cultes : le Principe Cosmique en Égypte était Osiris et celui qui l'incarnait était Osirifié, au Mexique il s'agissait de Quetzalcóatl, en Inde sacrée de Krishna et chez les perses d'Ormuz. Jésus est un Dieu parce qu'il a totalement incarné le Christ Cosmique. Le Principe Christique est toujours et partout le même. Les Maîtres qui l'incarnent devenant Boddishatvas. De ce fait, je reviens sur le sacrifice, mais cette fois en tant qu'auto immolation, tout d'abord examinons les textes évangéliques il me paraissent, de toute évidence,  incroyablement similaires au niveau symbolique à l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean 6,51-58,  « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du Ciel : si quelqu'un mange de ce pain il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie... » Ne serait-ce là une similitude avec les sacrifices des Dieux de l'antiquité et particulièrement avec ceux de la culture précolombienne ? « Quetzacoalt » le pacificateur, ne pourrait-il être un double cosmique de l'image du Christ ? Ce n'est ni une aberration ni une dérive, le sacrifice fait partie de la foi chrétienne un innocent doit mourir pour sauver l'humanité, en parcourant un chemin semé d'épreuves, comme le calvaire, afin d'amener l'humanité à un certain niveau de conscience.  Ne serait-ce une sorte de quête du Graal ?



à suivre COSMOGONIE AZTEQUE ET AUTRES CIVILISATIONS III SYMBOLES