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Amour et frustration© Par Laurence Frédérique Surjus de Pomarède

Mis à jour : 6 déc. 2019




J'ai souhaité écrire pour une amie, qui m'a très justement fait remarquer au sujet de mon texte « De la magie de l'amour au couple social » que lorsque l'on a beaucoup d'amour à donner mais personne en face pour le recevoir on ressent de la frustration.

Je me suis aperçue que mon texte était incomplet, car quand bien même l'amour est une vibration qui se passe de partenaire il est l'une des bases, importantes, des relations et émotions humaines.


Cependant afin de répondre après avoir tourné la question dans tous les sens j'en suis arrivée à cette conclusion :

  • « personne ne peut donner ce qu'il ne sait lui même recevoir »



Drôle de paradoxe humain !


D'un côté nous souffrons de la solitude, nous rêvons et idéalisons une relation probable, nous nous projetons même imaginant notre « autre » se promenant main dans la main avec nous ou nous serrant dans les bras, et pourtant, d'un autre côté nous fermons les portes et écoutilles à toute forme de sentimentalité !

Pas de manière consciente bien sûr !,

Notre conscient lui , réclame ardemment cette extase qu'est de vibrer d'amour !

Il s'agit d'inconscient !


L'inconscient a un immense pouvoir sur nos actes, il est tellement puissant et insoupçonné que nous mêmes ne le soupçonnons pas d'être la principale cause de nos peines.

Alors que nous nous combattons seuls, en nous gardant de nous affronter.

Nous faisons porter le poids nos frustrations à la fatalité … Entre autres le grand panier fourre tout où on y met nos malheurs sans nous questionner mais pire encore sans les remettre en question nous résignant ainsi dans l'acceptation d'une situation qui ne nous satisfait pas.



On dit souvent « si je donne de l'amour je recevrai de l'amour » , phrase mathématique qui paraît pourtant simple...faux !


Il s'agit d'une phrase positive que je ne remettrai pas en question, tant qu'elle est formulée par des gens assez sûrs d'eux dans ce domaine ou ayant transcendé l'amour sous toutes ses formes pour ne le rendre que spirituel.


En revanche, pour ceux qui ont peur d'aller vers les autres, il serait préférable de dire « si j'apprends à recevoir de l'amour je donnerai de l'amour ».

Mais aussi « si je réapprends à recevoir de l'amour je serait capable d'ouvrir à nouveau mon cœur »


Celui qui manque de confiance en lui ne peut accorder la sienne à personne.

Il a besoin de surdimensionner son propre ego.

Attention je parle de le surdimensionner soi même et non pas d'en posséder un étant déjà hors normes !

Il faut penser à soi ; souvent nous sommes marqués par les ancrages Chrétiens, religieux serait plus juste, et même ceux des enseignements civiques dans lesquels le principe est de penser au groupe, aux autres avant nous mêmes ; dans lesquels l'égoïsme est assimilé au vice , au mal et au politiquement incorrect.

Hors il faut une juste dose d'égoïsme pour être heureux car dans ce cas il prend l'appellation d'amour de soi. .


Au lieu de ça , nous nous négligeons et nous ne tenons pas compte de nos propres besoins.


Appartenir au groupe social, à une famille ; ne signifie pas s'oublier ou s'effacer pour que les autres existent,


C'est faire partie intégrante du groupe en étant un individu à part entière, prenant soin de son espace intime.

De même que d' affirmer son désir de bonheur n'est pas une tare mais plutôt une manière de dire «  j'ai compris la nature même de mon passage sur terre ».

Sommes nous ici pour amasser des biens que nous laisserons car trop lourds pour voyager vers notre sommeil éternel ?

Ou sommes nous ici pour évoluer avec ceux qui sont sur notre chemin ?

Nous avons là matière à une prise de conscience destinée à cibler nos priorités et à revenir à l'essentiel des relations entre les humains ainsi que notre place auprès d'eux.


Toutefois expliquer cela à des personnes hermétiques à ces discours, enfermées dans leur ego, est vain !


Dans ce cas quand nous ressentons que celui qui est en face de nous n'est pas réceptif, il faut continuer, lâcher prise, jusqu'à croiser celui qui le sera .

Nous ne sommes pas des messies, nous pouvons émettre un avis mais chacun de nous tirera les leçons que la vie se chargera de lui faire comprendre.


Nous ne pourrons jamais donner ce que nous ne possédons pas et encore moins ce que nous ne savons pas recevoir afin de le rendre.


Certains jours nous ferons des tentatives d'approches frustrantes car elles resteront sans réponse.


Pour être honnête je doute aussi.


Je suis loin de comprendre tous mes semblables , j'essaye de les entendre, de les aider , en écrivant , en parlant et en échangeant ce qui est déjà une forme de don .

Affirmer que je les comprendrai toujours ou que j'arriverai à aider tout le monde serait un mensonge et ce serait très prétentieux de ma part.


Ma préoccupation n'est pas de démontrer qui je suis, ni ce que je suis ou ne suis pas ;je ne le pourrais n'étant pas parfaite et ne détenant pas les réponses à toutes les questions.


En vérité, et c'est peut être là le secret, je me soucie peu de ce que l'on pense de moi, pour cela j'ai mon âme et ma conscience qui me sondent et me connaissent bien, ma raison qui me rappelle à l'ordre et mon instinct qui me guide.

J'ai mon oreiller confident sur lequel je peux poser ma tête et réfléchir à mes actions, à mes choix et mes manquements .

J'ai mes mains pour y accueillir mon cœur quand il est trop gros et qu'il ne tient plus dans ma poitrine.


Quand bien même je parviendrais à donner le meilleur, je suis suffisamment humble pour admettre que j'ai besoin d'un potier pour me modeler, pas pour poser un vernis qui occulterait les imperfections du vase, mais un potier qui le brisera et le remodèlera jusqu'à ce qu'il s'approche de la perfection, tout du moins de sa conception, personnelle, de la perfection .


L'amour est un éternel recommencement et quand il se brise en nous nous le reconstruisons.


Nous contenter de le vernir serait nous exposer à sa rupture irrémédiable dans le futur.

Comment pouvons nous dire « je t'aime » si nous ne savons pas accepter cet amour qu'on nous donne ?

Comment dire « appuie toi sur moi » si nous ne nous appuyons sur personne, ce fameux « appuie toi sur moi » étant plus proche d'un « j'ai besoin de m'appuyer sur toi ».

Comment dire «  tu as des problèmes je vais te soutenir » si nous ne pouvons nous confier et demander du soutien ?


Nous voulons être compris mais nous comprenons nous ?


Nous vivons dans la frustration de l'amour perceptible à l'oeil nu, qui se vit par de vagues paroles et non pas un amour d'attitudes , d'implications et de compromis.

Nous idéalisons et attendons un type bien spécifique d'amour.

Parce que mes amis, la prison que nous construisions autour de nous, les barreaux que nous érigeons pour nous protéger, les clés que nous nous persuadons d'avoir perdues, ne nous permettent plus d'ouvrir les portes à une nouvelle expérience .


Alors que nous avons tant à donner nous ne savons donner l'accès à notre « Être » .

Le être et ayant été qui fait de nous la personne que nous sommes aujourd'hui, mûrie de nos vécus mais aussi blessée et fragilisée .

Si nous avons tant besoin de donner notre amour , le premier pas est d'avoir besoin des autres et de savoir y mettre des mots.

D'être humbles pour exprimer un « j ai besoin de recevoir »

d'être audacieux pour affirmer un «  j'ai le droit d'être aimé , je le mérite » !


Nous avons passé l'âge de nous identifier au vilain petit canard, pour cela auparavant il est nécessaire de savoir identifier ce que nous attendons de l'amour.

Comment nous souhaitons être aimés, avec quelle intensité ; afin d'être en mesure d'apprécier à sa juste valeur l'amour qu'on nous retourne. Probablement pas comme nous ne le désirons dans notre idéal amoureux, mais comme celui qui nous le donne est capable de nous le manifester en fonction de son propre vécu de ses propres questionnements et de ses engrammes passés.

Ce qui ne diminue en rien son amour, il est juste plus réservé.


Quand nous attendons un juste retour de ce que nous avons à offrir, acceptons que les autres ne soient pas capables de la même ardeur démonstrative.

Acceptons qu'ils soient eux aussi introvertis, acceptons que bien que différents de nous ils nous ressemblent bien plus qu'on ne le pense !

Car la bonne question à nous poser, est de savoir si nous ne sommes pas en train d'offrir de la même manière que ce que nous ne voudrions surtout pas avoir en retour ou que nous avons reçu avec autant ou aussi peu d'intensité.

Peut être alors nous sentirons nous moins frustrés et nous irons vers ceux qui nous complètent .


Personne ne viendra nous chercher dans notre donjon , il faudra que nous jetions une échelle pour que quelqu'un ait envie d'y grimper.


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